Toute beauté t’appartient

La beauté du monde me sauve sans cesse.
C’est elle que j’appelle au secours quand tout va mal, quand la nuit gagne mon cœur et mes yeux.
La beauté de la nature, des montagnes, du vent.
La beauté des hommes en tout genre, qui peuplent la terre, et qui m’émerveillent bien souvent, au hasard d’une rencontre.
L’homme est bon.
C’est pour moi une énigme de voir que le monde va si mal.
Sans doute un certain nombre ne comprennent pas à quel point la vie est belle, sans doute beaucoup sont assoiffés de pouvoir et d’argent.
Mais l’homme est profondément bon. C’est là son essence.
Je l’ai vu.
Je le vois.
Je ne comprends pas vraiment le mal, ni son origine ni son existence.
Cependant, je sais une chose concernant le mal : il est certes puissant mais tellement moins que cette douceur capable de nous envahir, de nous bercer, de nous consoler.
Aimer reste la meilleure façon de s’en sortir.
Je ne parle pas de sauver le monde.
Je parle du bonheur.
Aimer un proche, aimer une famille, aimer la nature, aimer la beauté, aimer la vie.
C’est aimer qui nous sauve.
Dieu…
Tu m’observes silencieusement.
Je ne te veux plus dans ma vie.
J’ai laissé tomber : croire n’est devenu qu’un immense combat, depuis ma maladie, depuis toutes ces années qui sont bien trop sombres pour pouvoir un jour les digérer.
Pourquoi croire, d’ailleurs ?
J’ai abandonné, ou presque.
J’ai accepté de vivre cette autre vie qui n’est pas la mienne, cette vie de malade.
Je ne l’ai pas choisie.
Ce n’est pas la mienne, elle ne me mérite pas.
J’aurais mérité d’aller bien, de pouvoir choisir, de pouvoir vivre.

Cette vie est la vie d’une autre.
J’accepte.
Un jour aux aguets devant ma fenêtre, un autre à remuer silencieusement ces pensées tournant en rond dans ma tête, j’écris beaucoup d’histoires, de poèmes, de nouvelles, et me dis qu’un jour peut-être cela sera lu.
Et puis, cette idée d’écrire mon histoire : l’histoire folle d’une personne faite pour l’asile des fous, qui fait partie de ceux qui ne vivent plus vraiment mais qui vivent quand même, de ceux qui n’ont plus vraiment d’histoire, ou bien qui en ont trop.
Et puis il y a toi, Dieu.
Sans doute est-ce en fait notre histoire.
L’histoire d’une amitié brisée, l’histoire d’une ombre qui nous sépare.

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